Un sport de duel… mais pas si dangereux qu’on le croit
L’escrime existe depuis très longtemps et sa forme moderne trouve ses racines en Europe, particulièrement en France, en Espagne et en Italie, à partir du 16ème siècle. À cette époque, l’art du duel s’est développé en tant que discipline d’entraînement militaire. Puis au fil du temps, l’escrime s’est transformée en un sport organisé.
C’est un sport individuel qui se pratique à deux et dont le but est de toucher son adversaire avec une arme blanche sur les parties valables du corps, sans être touché soi-même.
On distingue principalement trois disciplines, chacune ayant ses propres armes et règles : l’épée, le fleuret et le sabre.
L’épée permet d’atteindre n’importe quelle partie du corps de l’adversaire (jambes, torse, bras, tête) mais uniquement avec la pointe. Le premier qui touche l’autre marque le point mais si les deux se touchent simultanément, le point leur sera accordé à chacun.
Le fleuret à l’origine est une arme d’entraînement à l’épée mais ses règles sont différentes de l’épée. En effet, même si tout comme à l’épée on ne peut toucher qu’avec la pointe, cette touche doit être portée au niveau du tronc, des épaules à l’aine. De plus, contrairement à l’épée, en cas de touche simultanée, c’est l’attaquant initial qui marque la touche.
Le sabre, contrairement à l’épée et au fleuret, permet de réaliser des touches avec la pointe et le tranchant de la lame sur tout le haut du corps, de la ceinture à la tête. Et tout comme pour le fleuret, en cas de touche simultanée, c’est l’attaquant initial qui marque la touche.
À première vue, on pourrait craindre pour sa santé en pratiquant ce sport car il utilise des armes en métal. Mais non, ce n’est pas du tout le cas.
Tout d’abord les armes sont conçues pour ne pas faire mal et aucune arme en bon état ne peut vous blesser. De plus, les escrimeurs portent des équipements de protection :
- une veste qui protège le corps des coups,
- un plastron placé sous la veste pour la poitrine,
- un masque de protection pour le visage,
- un gant d’escrime pour la main qui tient l’arme,
- un pantalon pour le bas du corps.
Tous ces équipements sont fabriqués avec des matériaux spécifiques, répondent à de strictes normes de fabrication et sont éprouvés pour résister aux impacts.
Bien entendu, on retrouve les blessures classiques liées à la pratique de tout sport : ampoules, entorses de la cheville, claquages et crampes peuvent advenir comme pour n’importe quels sportifs.
Les blessures par armes sont exceptionnelles et surviennent généralement lorsque cette dernière est cassée. Mais on parle de coupures et d’ecchymoses, pas de plaies graves causées par une pénétration du corps par la lame.

